En 2026, grâce à la subvention annuelle de l’ASNOM et aux dons reçus, le Fonds Solidarité Santé Navale (FSSN) soutiendra onze projets humanitaires en santé actuellement en cours de déploiement sur le terrain.
Ces onze projets ont été sélectionnés par le Comité scientifique du FSSN parmi 158 projets proposés sur des critères précis qui figurent sur le cahier des charges de l’appel à projet. Ils correspondent à la volonté du FSSN d’accompagner des actions de santé de terrain répondant effectivement aux besoins de populations vulnérables et dont les résultats sont susceptibles d’être évalués.
Une description détaillée de ces projets classés selon le type d’action menée est fournie ci-après. Les responsables du FSSN sont intéressés par le retour des lecteurs et donateurs exprimant des commentaires, suggestions ou questions sur ces projets.
Projets de prévention des risques :
1. GUINEE - Consortium associatif ASSITEB-BIORIF/AGITE/OJAD : Construction et distribution aux familles défavorisées de foyers améliorés de cuisson pour lutter contre les risques ménagers toxiques.
2. TOGO - AFECIAT : MI HONAMI : Campagne de sensibilisation en éducation pour la santé en utilisant le film ADJI traduit en langues togolaises.
3. MADAGASCAR - AVOTRA : Construction d’un bloc sanitaire adapté dans un centre d’éducation pour enfants handicapés mentaux à Mangarivotra (Mahajanga).
4. BENIN - ATMP : WLINMI : Sauvez-nous, acte 3 : Campagne de sensibilisation aux bonnes pratiques en santé, par la projection du film ADJI réalisé en 2024, traduit en 2 langues locales, dans les zones reculées du Bénin.
Projets d’amélioration de l’accessibilité aux soins et formation :
1. TOGO - Pouponnière Sainte-Claire : Sauvons les grossesses à risque ! Prise en charge intégrée des femmes enceintes vulnérables à Lomé Grand.
2. BURKINA FASO - ADN/CN : Appui au service de pédiatrie de l’hôpital de Kaya, par la fourniture de matériels médicotechniques, une formation du personnel et une information communautaire.
3. COTE D’IVOIRE - CROIX ROUGE Comité local de Bondoukou : Projet intégré de réduction de la mortalité maternelle et infantile dans le département de Bondoukou.
4. COTE D’IVOIRE - CAPH-CI : Programme de formation et déploiement de personnes handicapées comme aides-santé communautaires.
5. TOGO - ESET : Projet d’accompagnement et de prise en charge médicale des enfants drépanocytaires et de leurs familles dans la région Maritime au Togo.
6. MADAGASCAR-FANARENANA : Fandrasena : Projet d’accompagnement des mères d’enfants en situation de handicap, pour leur bien-être psychosocial et l’amélioration de leur autonomie.
7. MADAGASCAR-HAZOMAMY : Projet de prévention et de prise en charge précoce des maladies diarrhéiques par l’information et appui aux mères dans la commune rurale d’Ilaka (Vatomandry).
PROJETS DE PREVENTION DES RISQUES
1. GUINEE-Consortium associatif
ASSITEB-BIORIF/AGUITEB/OJAD :
Fabrication et distribution aux familles défavorisées de foyers améliorés de cuisson pour lutter contre les risques ménagers toxiques.
Ce projet est porté par un regroupement d’associations dont 2 sont guinéennes, l’Association Guinéenne des Technologistes Biomédicaux (AGUITEB) et l’Organisation des Jeunes et Amis pour le Développement Durable (OJAD) et la troisième est une association internationale, l’Association Internationale des Technologistes Biomédicaux (ASSITEB-BIORIF).
Il a pour objectif global d’améliorer la santé des populations, notamment femmes et enfants, en dotant des familles défavorisées de foyers améliorés de cuisson (FAC) fabriqués localement. Il prévoit que 300 ménages particulièrement vulnérables soient dotés de ces foyers permettant, par rapport aux foyers traditionnels utilisés 4-5 heures/ jour, une cuisson plus rapide, une consommation moindre de bois et surtout une diminution de la libération de gaz toxiques. Ces 300 ménages, vivants dans la région de Dabola, sont répartis en 5 unités communautaires (UC).
Ce projet va se déployer suivant 4 phases :
• Fabrication à Dabola de 300 FAC en tôlerie par des artisans ferronniers locaux avec un insert en poterie conçus par des potiers locaux.
• Formation de 10 membres de l’association OJAD (2 pour chacune des 5 UC) sur l’usage optimal des FAC et sur l’animation de réunion afin d’accompagner au mieux les femmes bénéficiaires de FAC.
• Formation des femmes des 300 ménages volontaires sélectionnés pour recevoir des FAC, pour leur bon usage et distribution des 300 FAC.
• Suivi-accompagnement de ces femmes à 4 reprises sur 9 mois, avec réunions-causeries intégrant notamment les effets des FAC sur la santé du ménage via l’obtention d’un air intérieur plus sain : moins de gaz toxiques produits lors des cuissons et moins de temps d’exposition lié à des cuissons plus rapides.
Le projet cible des populations villageoises trop pauvres pour acheter bois ou charbon de bois, qui ramassent donc le bois en « forêt » (7000 ménages ont été ainsi répertoriés dans la région). L’apport d’un air intérieur plus sain devrait bénéficier en particulier aux jeunes enfants, aux femmes et aux personnes les plus fragiles.
Les probables bénéficiaires à venir devraient être nombreux dans la région : le modèle de FAC sélectionné correspond aux attentes des ménages ; une coopérative est prévue pour gérer les nouveaux FAC fabriqués.
De plus, les échanges et les informations via les media devraient contribuer à valoriser les effets positifs immédiats des FAC, tels que la diminution des irritations, larmoiements et toux. Par ailleurs, le temps gagné (moins de bois à collecter et cuissons plus rapides) grâce aux FAC devrait permettre aux femmes d’engager des démarches vers des activités génératrices de revenus, voire de favoriser la scolarisation des filles.
Contact : Coordinatrice du projet : Dr Claire FABIN assiteb-biorif@oranfge.fr
2. TOGO-AFECIAT : Campagne d’éducation en santé par la projection du film ADJI, tourné au Bénin et traduit en langues togolaises : MI HONAMI/SAUVEZ-NOUS, acte 3.
L’Association des Femmes du Cinéma et de l’Audiovisuel au Togo (AFECIAT) mobilise et rassemble des professionnelles du cinéma engagées pour mettre l’art au service du développement sanitaire et social du Togo. Le cinéma est un moyen d’éducation à la santé qui permet de surmonter les barrières de l’analphabétisme. L’objectif est de transformer le court-métrage de sensibilisation ADJI, tourné au Bénin, en un outil de santé publique. Ce film, réalisé au Bénin avec le financement du FSSN et dont les droits de projection ont été cédés à l’AFECIAT, est utilisé depuis 2 ans au Bénin pour communiquer sur le thème des risques liés à la grossesse et l’accouchement et la nécessité d’un suivi médical et peut ainsi servir au Togo.
Actions phares :
• Adaptation linguistique stratégique - Le film sera doublé et sonorisé en Ewe et Kabyè, les deux langues nationales les plus parlées dans les zones rurales des régions Maritime, de la Kara et des Plateaux ; cette approche garantit une compréhension totale des messages sanitaires par les parents analphabètes.
• Campagnes de proximité - Organisation de 6 séances de cinéma – forum (projections et débats) en plein air, dans les villages reculés de Atchangbade et Ketao (Kara), Gnita et Kpessi (Maritime), Adeta et Danyi-Apeyeme (Plateaux) ; ces événements seront des moments d’échanges vivants entre les communautés et les professionnels de santé locaux.
• Ateliers de formation - Animation de 3 ateliers axés sur la prévention des risques (paludisme, hygiène maternelle, vaccination), visant à renforcer les capacités des mères de famille à protéger la santé de leurs enfants.
Le projet vise directement les parents d’enfants en zones rurales ; en levant le frein de la langue, l’AFECIAT encourage l’adoption de bonnes pratiques et une meilleure fréquentation des centres de santé locaux.
Contact : Lelly Kossa ANITE-GBOUHI, présidente AFECIAT, afeciat@gmail.com
3. MADAGASCAR-AVOTRA : Projet de construction d’un bloc sanitaire adapté dans un centre éducatif pour enfants handicapés mentaux à Mangarivotra (Mahajanga).
Le Centre d’Accueil des Enfants Handicapés Mentaux AVOTRA, de Mangarivotra, propose un projet d’amélioration des conditions sanitaires et d’hygiène pour l’accueil des enfants.
Actuellement, le centre ne dispose que de latrines à fosse perdue, sans structure de lavage de main, ni de barres d’appuis et par peur de tomber dans la fosse, les enfants du Centre AVOTRA font leurs besoins partout dans la cour. Le projet consiste à construire un bloc sanitaire à deux box « garçons » et « filles », qui respecte les normes exigées pour les personnes handicapées. Chaque compartiment est composé d’un accès et de barres de soutien mural, avec rampe d’accès pour les personnes handicapées, d’une toilette équipée pour enfant, et d’un urinoir pour les garçons, d’un lave-main et d’une douche.
Les objectifs généraux du projet sont de faciliter l’accès des enfants du Centre AVOTRA à une infrastructure sanitaire respectant les normes exigées pour les personnes handicapées afin d’éviter les accidents et de protéger les enfants handicapés contre les maladies à transmission fécale et l’absence d’hygiène des mains.
L’association de parents d’élèves de ce centre a pris en charge la responsabilité de la recherche de fonds pour organiser l’entretien et la maintenance de ce bloc sanitaire sur le long terme qui reste sous la responsabilité de l’Association AVOTRA.
Contact : Coordinatrice de projet : Ninah Ratsirarson ninah2r@outlook.fr
4. BENIN-ATMP : WLINMI/SAUVEZ-NOUS, acte 3 - Nouvelle campagne de sensibilisation aux bonnes pratiques en santé par la projection du film ADJI en milieu rural.
L’Association Théâtre Mayton Promo a réalisé en 2024 le court-métrage ADJI (19 mn) et organisé en 2025 une campagne de sensibilisation des populations à la nécessité d’un suivi médical de la grossesse et de l’accouchement. Ces actions avaient déjà bénéficié des subventions du FSSN.
En 2026, le projet « SAUVEZ-NOUS Acte 3 » consiste en une nouvelle campagne de sensibilisation utilisant l’outil cinéma pour promouvoir l’éducation en santé. L’action centrale repose sur la projection itinérante du téléfilm ADJI doublé et adapté en trois langues locales : Fon (Sud), Yoruba (Centre) et Dendi (Nord). Cette approche permet de briser la barrière de l’analphabétisme et d’informer efficacement sur les causes et la prévention de la mortalité maternelle, néonatale et infantile (paludisme, infections, malnutrition, hygiène). Chaque projection sera suivie d’un atelier de formation et d’échanges directs avec les populations concernées pour répondre aux préoccupations locales. Afin de garantir une bonne mobilisation, l’ATMP s’appuiera sur les crieurs publics et les leaders d’opinion locaux pour préparer le terrain et assurer une large adhésion communautaire.
Pour cet acte 3, l’ATMP va renforcer son dispositif d’évaluation. Des fiches de présence et de suivi seront systématiquement utilisées pour comptabiliser le nombre de participants et répertorier la nature des échanges lors des débats. De plus, l’association s’engage dans une démarche d’évaluation par le recueil d’indicateurs de santé en collaborant avec les chefs de centres de santé locaux. L’objectif est d’analyser l’évolution du taux de fréquentation des centres de santé par les populations cibles suite aux séances de sensibilisation. Ces données consolidées, enrichies par des témoignages vidéo des bénéficiaires, permettront d’évaluer l’impact réel de l’outil audiovisuel multilingue sur le changement de comportement des populations concernées. Cette démarche vise à terme une appropriation de cette méthodologie par les autorités sanitaires nationales pour pérennisation des acquis.
Contacts :
– Tony Yambode +229 97 48 51 13 / tony.yambode@yahoo.fr
– Fritzell Adjagodo adjagodofritzell@gmail.com
PROJETS D’AMELIORATION DE L’ACCESSIBILITE AUX SOINS ET DE FORMATION
1. TOGO-Pouponnière Sainte-Claire : Sauvons les grossesses à risques ! Prise en charge intégrée ambulatoire des femmes enceintes vulnérables à Lomé Grand.
Le projet « Sauvons les Grossesses à Risque » est mis en œuvre par la Pouponnière Sainte-Claire à Lomé-Tokoin. Il vise principalement les femmes enceintes vulnérables et/ou présentant des complications obstétricales vivant dans le district sanitaire d’Agoé-Nyivé au Togo. La population cible comprend 150 femmes enceintes identifiées comme à risque ainsi que leurs nouveau-nés. Les bénéficiaires indirects sont les familles proches et la communauté qui profiteront ainsi d’une amélioration de la santé maternelle et néonatale.
Les actions prévues s’articulent autour d’une prise en charge intégrée. Elles débutent par la sélection et l’évaluation médicale et sociale des bénéficiaires réalisées lors des consultations prénatales grâce au réseau de relais communautaires. Les femmes retenues bénéficient d’une prise en charge médicale complète, incluant consultations spécialisées, examens complémentaires, médicaments essentiels et hospitalisations en cas de nécessité.
Un dispositif d’alerte et de transfert d’urgence fonctionnant 24h/24 est instauré afin de réduire les délais critiques de prise en charge. Ce système s’appuie sur une ligne téléphonique dédiée et des services d’ambulance pour référer rapidement les cas compliqués vers des structures adaptées. Parallèlement, un accompagnement psycho-social et nutritionnel est mis en place : entretiens individuels, groupes de parole, appui alimentaire et éducation à la santé.
Le projet prévoit également le renforcement des capacités des sage-femmes et relais communautaires à travers des formations sur les soins obstétricaux et néonataux d’urgence, ainsi que sur la détection précoce des grossesses à risque. La maintenance des équipements médicaux acquis et la capitalisation des bonnes pratiques complètent le dispositif, avec une stratégie de pérennisation en lien étroit avec les autorités sanitaires locales.
À travers ces actions coordonnées, le projet contribuera à réduire la mortalité maternelle et néonatale, à améliorer l’accès aux soins de qualité et à renforcer la résilience des femmes enceintes vulnérables et de leurs familles.
Contact : Soeur Julie Amour Agboli, directrice générale, poupobonjourbebe10@gmail.com
2. BURKINA FASO-ADN/CN : Appui au service de pédiatrie de l’hôpital de Kaya par la fourniture de matériels médicaux, la formation du personnel et une information communautaire.
Le projet « Réduction de la mortalité néonatale par approche intégrée à l’hôpital de Kaya » est porté par l’Association pour le Développement Namalgbzanga du Centre-Nord (ADN/CN), en partenariat avec le Centre Hospitalier Régional (CHR) de Kaya et la Direction régionale de la santé du Centre-Nord. Il vise à contribuer à la réduction de la mortalité néonatale et infantile en renforçant la prise en charge des urgences au niveau de l’unité de soins intensifs pédiatriques du CHR de Kaya, qui accueille les cas les plus graves et présente des besoins importants en compétences et en équipements médico-techniques.
En 2025, avec l’appui du FSSN, l’ADN/CN a mis en œuvre un projet similaire au sein de l’unité d’accueil du service de pédiatrie. L’évaluation finale a montré que les résultats obtenus étaient probants : 20 agents de santé formés à l’approche TETU (Tri, Évaluation et Traitement d’Urgence), 150 causeries éducatives réalisées auprès de 3 750 usagers, une utilisation régulière des équipements acquis et une diminution du taux de mortalité néonatale intrahospitalière de 18,4 % à 15,9 % (–2,5 points).
Le projet 2026 reproduit ce modèle d’action au profit de l’unité de soins intensifs pédiatriques. Il prévoit la formation de 20 nouveaux agents de santé à l’approche TETU, l’acquisition d’un concentrateur d’oxygène, d’un oxymètre de pouls et d’un glucomètre, ainsi que l’organisation de 150 causeries éducatives auprès des usagers de cette unité.
Les bénéficiaires directs sont les agents de santé et les nouveau-nés pris en charge dans l’unité de soins intensifs ; les bénéficiaires indirects sont les parents et accompagnants sensibilisés à l’importance de la consultation précoce.
Le projet est pleinement aligné sur les priorités nationales de santé et s’inscrit dans une dynamique de partenariat institutionnel durable.
Contact : Ouadbda Maliki, président de l’association Namalgbzanga, associationnamalgbzanga@gmail.com
3. COTE D’IVOIRE- Croix-Rouge de Bondoukou : Projet intégré de réduction de la mortalité maternelle et infantile dans le département de Bondoukou.
Le projet est porté par le Comité local de la Croix-Rouge à Bondoukou (Côte d’Ivoire) qui propose d’améliorer les conditions de travail des personnels des centres de santé du fait des taux préoccupants de mortalité maternelle, néonatale et infantile, liés notamment à l’insuffisance des infrastructures de santé, au manque de personnel qualifié, à l’éloignement des centres de santé, à l’absence de systèmes de transport d’urgence et à la faible sensibilisation des populations. Face à ces défis, une réponse rapide, intégrée et ciblée est nécessaire.
Les principales actions et activités prévues par le projet sont les suivantes :
• Formation complémentaire de 20 agents de santé incluant présentations, démonstrations sur mannequins et mises en situation.
• Causeries éducatives communautaires : 5 relais communautaires formés (femmes leaders, accoucheuses traditionnelles recyclées).
• Dotation de kits d’urgence de base à 5 centres de santé (Cs) : chaque centre recevra un petit kit SONU de première nécessité contenant 1 tensiomètre manuel, 1 stéthoscope, 1 aspirateur manuel, gants, compresses stériles, fils de suture, perfuseurs.
• Mise en place d’un comité de suivi local (CSL) permettant le suivi des activités, la collecte d’indicateurs simples (nombres de CPN, d’accouchements assistés), le relai d’alerte en cas de difficultés.
Contact : Kouassi Kouassi, président du Comité local de la Croix-Rouge : clbkou1@gmail.com
4. COTE D’IVOIRE - CAPH-CI : Programme de Formation et déploiement de personnes handicapées comme aides-santé communautaires.
Ce projet, porté par l’Association de Coordination des Associations de Personnes Handicapées de Côte d’Ivoire (CAPH-CI), a pour objectif de renforcer et de faciliter l’accès équitable aux soins de santé dans la commune d’Abobo, en s’appuyant sur l’engagement direct des personnes handicapées comme acteurs du changement. Au-delà de l’amélioration de l’accès aux soins, l’objectif second est aussi d’améliorer l’intégration communautaire des personnes présentant un handicap en les valorisant par le travail et la relation aux autres.
Le projet adopte une approche inclusive et communautaire fondée sur la « pair-aidance ». Il prévoit la sélection et la formation de 20 jeunes porteurs d’un handicap pour leur permettre d’acquérir des compétences en santé communautaire : hygiène et assainissement, prévention des maladies, premiers secours, communication et orientation sanitaire.
Après leur formation, ces aides-santé communautaires seront déployés dans les quartiers prioritaires d’Abobo, en lien avec les 5 centres de santé de proximité et les comités de quartier. Ils interviendront comme relais communautaires pour sensibiliser les ménages, identifier précocement les besoins sanitaires et faciliter l’accès des populations vulnérables aux services de santé.
Le projet inclut également une campagne de sensibilisation radiophonique afin de diffuser largement les messages de prévention et de promotion de la santé.
Mis en œuvre sur une période de 9 mois, le projet bénéficiera directement aux 20 personnes handicapées formées et à environ 5 000 personnes habitant ce quartier, dont 1 500 personnes handicapées.
Contact : Kone Yacouba, Président du Conseil d’Administration de CAPH-CI, caphci2011@gmail.com
5. TOGO - ESET : Projet de prise en charge médicale et familiale des enfants drépanocytaires, dans la Région Maritime au Togo.
L’Association Engagements-Santé et Éducation pour Tous (ESET) et ses partenaires ESET-TOGO et l’ONG Femme De Demain, en étroite collaboration avec la commune du Golfe 7 et le Centre de référence de la drépanocytose propose un projet d’accompagnement des enfants drépanocytaires à Sagbado, dans la commune du Golfe 7, région Maritime au Togo. L’objectif est d’améliorer la qualité de vie de ces enfants et de leurs familles en répondant à leurs besoins médicaux, économiques et sociaux.
Le projet se décline selon trois volets principaux d’actions :
• Sensibilisation dans la commune - Cette action vise à informer la communauté sur la drépanocytose, ses implications et les besoins spécifiques des enfants touchés par cette maladie. Cela inclut des campagnes d’éducation, des ateliers et des rencontres communautaires pour réduire la stigmatisation associée à la maladie et encourager un soutien collectif pour les familles concernées.
• Dépistage dans les écoles élémentaires - Un programme de dépistage sera mis en place dans les écoles élémentaires de la commune. Ce dépistage se fera en étroite collaboration avec le Centre de référence de la drépanocytose, spécialisé dans la prise en charge des enfants atteints. Un contrat formel sera signé avec ce centre pour assurer l’orientation des enfants testés positifs, leur garantissant ainsi un suivi mensuel et régulier.
• Mise à disposition de traitements - Pour les enfants testés positifs, des traitements seront fournis à l’avance afin d’éviter l’aggravation de leur état de santé et de réduire les hospitalisations. Ce traitement sera disponible uniquement sur prescription médicale et sera accessible dans la Maison Sitsoƒe, à l’espace relai drépanocytaire qui existe déjà. Une participation symbolique sera demandée aux familles afin d’assurer le renouvellement du stock de médicaments essentiels. De plus, l’infirmière de la Maison Sitsoƒe, spécialisée dans la drépanocytose, sera à l’écoute pour offrir un soutien moral aux familles et aux enfants, ainsi que des conseils liés à la nutrition.
Contact : Virginie Akofa Honkou, présidente de l’ESET, esetinternationale@gmail.com
6. MADAGASCAR – FANARENANA : Fandrasena : Bien-être et autonomie des mères d’enfants en situation de handicap.
Le projet FANDRESENA est mis en œuvre par l’Association Fanarenana à Antananarivo et s’adresse à 50 mères ayant un enfant en situation de handicap et vivant dans un contexte de grande précarité. Ces mères assument la majeure partie de la prise en charge quotidienne de leur enfant, souvent sans soutien spécifique et avec peu de possibilités de prendre soin d’elles-mêmes.
Le projet vise à renforcer leur bien-être psychosocial, leur autonomie et leur inclusion sociale, à travers des actions concrètes, accessibles et adaptées à leur réalité. Les activités sont organisées en petits groupes, sur une période de 12 mois, afin de respecter les contraintes familiales des participantes.
Trois types d’actions sont prévues :
• D’abord, des ateliers de bien-être physique et psychique (soins corporels, relaxation, massages, danse et Zumba) permettront aux mères de réduire le stress, de prévenir l’épuisement et de trouver un espace de répit et de relations.
• Ensuite, des cercles d’échanges et des journées récréatives offriront des temps de parole, de partage d’expériences et de soutien mutuel, afin de rompre l’isolement social et renforcer les liens entre participantes.
• Enfin, des ateliers de compétences pratiques (cuisine, couture, repassage, gestion familiale) permettront aux mères de développer des savoir-faire utiles pour améliorer la gestion du quotidien et l’autonomie familiale.
Les activités seront animées par l’équipe de Fanarenana, avec l’appui ponctuel d’intervenants extérieurs spécialisés. Les supports pédagogiques seront simples, visuels et adaptés aux niveaux de scolarisation des participantes.
En renforçant les capacités et le bien-être des mères, le projet contribue indirectement à améliorer la qualité de vie d’enfants en situation de handicap et à favoriser leur inclusion sociale et scolaire.
Contact : Edith Fidisa Ramamonjisoa, responsable exécutive, association.fanarenana@gmail.com
7. MADAGASCAR-HAZOMAMY : Projet de prévention et de prise en charge précoce des maladies diarrhéiques par information et appui aux mères dans la commune d’Ilaka (Vatomandry).
L’Association HAZOMAMY met en œuvre un projet de lutte contre les maladies diarrhéiques de l’enfant dans la commune rurale d’Ilaka est, district de Vatomandry, région Atsinanana. Le projet a pour objectif global d’améliorer la capacité de résilience des mères de famille ayant des enfants de moins de 5 ans face aux maladies diarrhéiques.
Cet objectif sera atteint par le renforcement des capacités des agents communautaires de santé pour mettre en œuvre la technique de réhydratation orale (SRO). L’enseignement de ces agents sera effectué par le médecin de la CSB II d’Ilaka est. Les agents communautaires de santé ainsi formés assureront ensuite la sensibilisation, le suivi et l’encadrement permanent des mères sur la pratique du SRO et les conduites à tenir en cas de maladie diarrhéique. Ceci sera appuyé par des spots de sensibilisation auprès de la station radio locale ainsi que par des émissions radiophoniques mensuelles effectuées par le chef de la CSB II.
L’Association HAZOMAMY assurera les formations, le suivi et l’encadrement, ainsi que la dotation d’outils pour la mise en place des jardins potagers familiaux des 130 mères de familles vulnérables recensées. Les agents communautaires de l’association qui habitent dans les villages cibles observeront les changements positifs, feront les visites à domicile et assureront la collecte des données pour les évaluations.
La pérennisation du projet sera assurée par la présence dans chaque village des agents communautaires de santé et ceux de l’association. Ils se chargeront à l’aide de posters et de dépliants d’effectuer une sensibilisation continue et d’assurer l’encadrement de proximité de chaque nouvelle génération des mères de familles.
Contact : Louisa Rasoamampiononirina hazomamy.esta@gmail.com